Appel à tous les démocrates

Je n’ai jamais fait de politique jusqu’à cette élection, mais il est des périodes de l’histoire où chacun sent intimement que son pays est à la croisée des chemins et où sa conscience lui dit qu’il ne saurait rester passif devant un désastre annoncé sauf à renier ce qu’il est, et ses valeurs profondes.

Je suis un démocrate, un héritier d’une France ou les valeurs d’engagement, de travail d’humanisme et de solidarité sont le cœur du vivre ensemble depuis la fin de la période sombre que fut l’occupation. Je suis un homme qui, pour avoir voyagé, sait à quel point il est chanceux d’être né dans ce pays, d’être européen, car il est vrai que naître dans une démocratie est une chance, naître dans un pays en paix est une chance, naître en France est une chance. Il suffit de se promener de par le monde pour s’en rendre compte.

Cette chance n’est pas un avantage acquis par les guerres et les frontières, mais par les idées, par des hommes lumineux qui ont su, à des moments critiques guider notre pays vers la lumière, la justice et la liberté pour l’empêcher de sombrer dans le chaos et l’injustice.

Ce qui fait la force de nos démocraties, c’est l’intime conviction d’une majorité que le vivre-ensemble passe par des règles communes et le respect de l’autre dans sa différence.

Accepter la différence de l’autre ce n’est pas dissoudre son identité, mais s’enrichir du partage, un peuple ce n’est pas la somme de ses parties, c’est plus que la somme de ses parties.

Ne croyons pas que la démocratie soit si forte qu’elle ne puisse plus disparaître.  J’ai la chance  d’être né en période de paix, mais d’avoir eu des grands-parents qui ont connu la guerre et j’ai pu en discuter avec eux.

Lors de cette période sombre de notre histoire, deux visions du monde se sont affrontées, et les côtés les plus sombres de l’humanité ont pris le dessus.  Il n’est resté alors que quelques hommes rentrés en résistance pour porter le flambeau de l’humanité. Cette période n’est pas si lointaine, mais la mémoire des peuples est courte et il semble qu’une partie du peuple français l’ait oublié.

Si je prends ma plume aujourd’hui, c’est que les circonstances et les idées qui ont conduit l’Europe dans cette période sombre sont de nouveau sur le devant de la scène et que pour la première fois elles sont en mesure de prendre le dessus sur les valeurs de la démocratie et d’accéder au pouvoir.

Les idées d’exclusion, de nationalisme et de rejet de l’autre se sont nourries de la crise économique et sont portées par des opportunistes, qui, sous le couvert de vouloir protéger le peuple, l’histoire passée le prouve, ne cherchent jamais le pouvoir que pour s’enrichir et enrichir leurs proches. Elles rejoignent les idées collectivistes imposée par la force, qui veulent aussi détruire les organisations mises en places afin de pouvoir imposer aux peuples leurs idées sans freins et sans contrôles.

Voici venue le temps de ceux qui divisent, détruisent ce que les hommes et femmes de bonne volonté ont construit pour le bien commun, séparent les hommes en petits groupes qu’ils dressent les uns contre les autres pour amener le chaos et en profiter pour prendre le pouvoir. Pas un pouvoir au service du peuple, mais au service de leur petit peuple, leur famille, leur entourage et de quelques privilégiés.

L’histoire semble vouloir se répéter et le cortège de malheurs qui suit ne saurait tarder, partout dans le monde, cette lèpre qui gangrène le monde civilisé se répend.

Tous ont un point commun, vous expliquer que rester chacun chez soi est une sécurité, règlera tous les problèmes, et que l’autre est un danger !

Ce qu’ils ne vous disent surtout pas, c’est que nos pays, isolément, ne sont pas armés pour résister à nos puissants voisins et aux forces émergentes ou voisines qui sont loin d’adopter une position pacifiste.

Si toutes ces forces agissent en ce moment pour diviser et détruire l’Europe des démocraties ce n’est pas pour aider les européens mais bien nos voisins ambitieux militairement ainsi que nos concurrents commerciaux.

Ces partis nationalistes se drapent dans une robe souverainiste alors que leur travail n’est rien d’autre que de mettre notre pays sous la coupe de leurs sponsors. Diviser pour mieux régner est leur devise.

Alors j’en appelle à tous les démocrates, tous ceux qui ont un tant soit peu la mémoire des heures sombres qu’a vécu l’Europe il y à  80 ans.  Tout ceux qui se souviennent des promesses identiques faites par ces mêmes partis nationalistes ou communistes pour prendre le pouvoir qui se sont terminées dans un bain de sang et d’atrocités.

Dans l’histoire, les mêmes causes créent les mêmes effets, le populisme n’a JAMAIS profité à ses électeurs. Le point commun des élus populistes qui savent très bien que leur victoire sera de courte durée, car leurs propositions ne sont pas tenables, est de s’enrichir le plus vite possible ou d’imposer leur dogme au mépris des libertés pendant leur passage au pouvoir qu’ils ne rendent que contraints par la force.

Nous sommes à un tournant de notre civilisation, une période trouble se profile ou les forces de division et de destruction vont tenter un coup de force par le mensonge.

Je sais que beaucoup de Français ont conscience de tout cela sans vraiment l’exprimer, et surtout sans savoir que faire face à cette montée des discours haineux, isolationnistes ou collectivistes.

Notre jeunesse n’a connu les horreurs fachisme et du communisme qu’à travers les livres et leurs cours à l’école, tout cela ne represente rien pour eux, et ils sont la cible facile des vendeurs de rèves qui les conduiront rapidement au cauchemar.

J’en appelle à leurs parents, à leur grands parents qui ont ce devoir de mémoire de prendre leurs enfants et leurs petits enfants entre quatre yeux et de leur expliquer ce qui se passe quand on joue avec son vote pour suivre une mode sans vraiment chercher ce qu’il y a derrière,  ce que sont ces idées mortifères qu’on leur présente comme des nouvautés, de la justice, et du progrès, et à quelles catastrophes elles ont conduit par le passé.

Les marchands de rêves jouent sur l’ignorance de notre jeunesse, si l’école n’a pas joué son rôle, il est encore temps de jouer le votre.

Notre pays n’a pas besoin du projet politique des années 30 et 40  porté par des extrêmes qui nous mèneront indubitablement aux catastrophes des années qui ont suivi. Elle a besoin d’un projet fort, d’un projet européen concret sur la fiscalité, sur le social et sur la défense, car seuls, nous sommes minuscules devant les forces en présence.

Devant tous ces pays qui ont cédé devant les extrémismes ou le populisme délétère et qui, pour certains, souhaiteraient nous voir faire de même pour justifier leur frasques,  la France a un devoir comme elle en a souvent donné l’exemple dans son histoire. Les parents et grand parents ont aussi un devoir de mémoire.

La déliquescence des partis de pouvoir est arrivée à son terme, non pas que leurs idées et leurs projets soient mauvais en soi, mais les hommes qui les portent sont usés par des années de scandales, de népotisme et de petits arrangements entre amis.

La bipolarité de la politique qui consiste à prendre le pouvoir pour détruire le travail des précédents, empêche par le jeu des postures tout projet commun allant dans le bon sens, celui de servir les Français.

Elle peut et doit montrer que devant ces forces qui veulent nous diviser, elle sait rassembler ce qui est épars.  Ne doutons pas que notre exemple serait suivi.

La situation politique du pays est intenable, il nous faut des hommes et de femme neufs, démocrates, de bonne volonté pour prendre ce pays à bras-le-corps, le réformer dans le respect de tous. Il nous faut une Europe forte, juste et rayonnante, fière de ce qu’elle est, et de ce qu’elle fait.

Pour cela, il faut profiter de la chance unique que nous avons de reprendre en main notre pays, de renouveler notre classe politique de travailler ensemble sur des projets constructifs et pas contre les projets du parti adverse.

Tout cela en écartant les idées de haine et de division.

Il existe encore dans notre pays des candidats qui respectent cela, qui donnent de l’espoir au lieu de vendre du rêve. Souvenons nous tous d’ou vient l’Europe, ce qu’elle a subit, souvenons  nous ce qu’ont subi tous les populations des pays communistes au soit disant nom du peuple.

Pères, Mères, Grands Pères , Grand Mères, rappelez- le à vos enfants.

Mes enfants ne sont pas encore en âge de voter mais mes neveux et nièces si !

Je fais ce travail de mémoire chaque jour avec eux, non pas pour promouvoir le candidat qui me semble le meilleur, mais parce que, si l’expérience ne se transmet pas, la mémoire doit être transmise.

C’est à chacun de nous d’apprendre à nos enfants de ne pas reproduire les erreurs du passé, c’est ainsi que l’humanité avancera et progressera. 

Pour tout cela, je me mets En Marche avec Emmanuel Macron

Pour tout cela, tous ceux qui croient encore qu’un avenir est possible pour la démocratie, la justice sociale, l’humanisme et la liberté en France et en Europe doivent faire obstacle aux messages de haine et se mettre En Marche,

Il nous faut tous soutenir cette dernière chance qui nous est offerte de rassembler ce qui est dispersé et de construire ensemble un avenir meilleur.

Géry Divry